vendredi 5 novembre 2010

Chine-Beijing. Partie 1

Lundi 01 novembre- dimanche 07 novembre

Après la nuit agitée passée dans le train, nous arrivons à Zamind-oude pour le passage de la frontière. Une fois sur le quai, c’est la précipitation générale, pourquoi les gens courent-ils ? Peu importe, nous courons aussi. On comprendra plus tard que plus vite tu te mets en route et plus vite tu passes la frontière. En effet une queue invraisemblable de pick-up et de bus en tout genre se forme rapidement, et notre chauffeur, à la conduite sportive, a néanmoins réussi à grappiller quelques places.
Ces 4h de passage de frontière, ont été l’occasion, d’avoir notre premier contact avec la population chinoise, aux mœurs légèrement différentes des nôtres : expectorations, crachats, volume sonore excessif et précipitations (mais toujours avec le sourire).

Après une petite halte à Erlian (cité chinoise aux plats très mongols), nous reprenons la route, à bord de notre car-couchette, direction Pékin. Nous finissons par arriver à 5h du matin, et hop nous sautons dans un taxi direction l’auberge. Non sans mal, notre prononciation en chinois s’avère vite incompréhensible pour l’autochtone, il a donc fallu une bonne quantité de mime pour réussir à se faire comprendre.

Les chambres n’étant pas encore disponibles à l’auberge, nous sommes donc parties pour 4h d’errance dans les rues de Pékin. Nous découvrons, un peu par hasard, le parc de la terre, non loin de notre auberge. Et là, hallucinations : des personnes âgées par centaines, s’adonnant à du « fitness sur musique traditionnel », du Taï-chi, du ruban, du diabolo amélioré, du lancer de petit projectile en plumes, de la calligraphie sur le sol à l’eau et au pinceau géant, du criquet… Et même une salle de gym en plein air « viens faire du vélo mamie, oh non je préfère le rameur… Regarde comme je suis souple… tiens si je me grattais le dos avec cet engin. » Bref on se sent bien ridicules, nous psychomot, face à ses papi-mamie bien plus souples et sportifs que nous.
Nous poursuivons la matinée par une petite visite du temple des lamas, situé non loin de notre auberge, il est constitué de plusieurs temples en enfilade, où s’amassent touristes et pratiquants. L’ouverture est à 9h, mais à 8h55 le parking est déjà blindé de cars de chinois, sur-enjoués et sur-motivés. (Toutes les régions de chine sont représentées dans les lieux touristiques et il est assez facile de les reconnaître car chaque minorité arbore son signe distinctif : casquette rouge, k-way jaunes, drapeau orange, « ne pas se perdre » est le mot d’ordre pour le touriste chinois).
Nous tentons de profiter de la visite, slalomant entre les différents groupes, entre les pratiquants du bâton d’encens, priant dans toutes les positions, parfois même en répondant au téléphone. Néanmoins la fatigue nous rattrape vite, et nous optons finalement pour une petite sieste. Petite sieste qui s’est rapidement transformée en vomito party pour Marion, et glande dans les canapés pour Alice et Béné.

Le deuxième jour, nous étions parfaitement reposées et prêtes à découvrir Pékin et sa légendaire Cité Interdite. (La visite de cette cité a été notre plus grande entreprise à Pékin. Pas seulement les 4h de visite, trouver l’entrée s’est avérée également compliquée et a nécessité plusieurs tentatives.)
Première tentative : En filles organisées, nous repérons préalablement la station de métro qui nous semble être la plus proche. Mais une fois sur place, il nous faut une bonne heure de marche et de flânerie pour apercevoir les murs de la cité, puis une seconde heure pour trouver la bonne entrée. Mais le temps file à vive allure, plus que 3h avant la fermeture, nous décidons d’un commun accord, qu’il serait dommage de bâcler cette visite.
C’est donc pleines de bonne volonté, d’optimisme que nous reportons la visite au lendemain. Nous nous dirigeons tranquillement, car notre journée est loin d’être finie, vers l’énorme place Tian’Anmen, où règne un mélange de communisme (des bâtiments imposants) et de révolution (en mai 1989, la place est occupée jour et nuit par les étudiants et contestataires). Après la lecture du routard, rubrique histoire de Chine, et apprentissage de quelques éléments sur le printemps de Pékin, nous décidons de poursuivre notre balade en bus direction les lacs du nord.
L’ambiance détendue et paisible qui règne dans ce quartier, les 4 lacs, les petites ruelles pleines de commerçants, les joueurs de cartes et les hutongs (maisons traditionnelles), nous donnent vite l’envie de louer un « tri-dem » (vélo à trois) pour flâner dans les rues. Expérience peu fructueuse, nous évitons de justesse des vélos, des pousse-pousses et des voitures. Au bout de 50 mètres, c’est donc à nouveau d’un commun accord, que nous décidons d’échanger notre bolide contre 3 vélos bien plus sécurisants.
Après une heure de vélo et un tour de lac, nous continuons notre route vers les lacs adjacents, où foisonnent les bars. C’est alors un spectacle de devantures lumineuses, de musique variée jaillissant des bars, et de cocktails à des prix imbattables. Mais en bonnes aventurières, plutôt que de se prélasser, nous poursuivons vers le lac Beihai, espérant trouver encore plus d’animation. Après 1h30 de marche (distance chinoise oblige), nous trouvons finalement le fameux lac, qui s’avère être un parc, fermé à cette heure de la soirée.
C’est donc très fatiguées, un peu agacées, mais avec toujours une folle envie de fêter notre arrivée en Chine, que nous sautons dans un taxi (en oubliant Béné sur le trottoir) pour aller dans LA rue des bars (rue incontournable selon le routard. Mais nous apprendrons plus tard grâce à Luis, que la rue en question a fermé, il y a deux ans). Nous l’avons cherchée en vain, et sommes rentrées toutes déçues à l’auberge.

Conclusion de cette première balade, Pékin est une ville immense où se mêlent des quartiers authentiques, des parcs, des lacs, bien différents de l’effervescence de la ville, de ses gratte-ciel, des vélos à foison qui pour la plupart ne suivent aucun code de la route.
La morale de la journée : Pékin c’est grand, désormais nous prendrons des vélos !!

            Le lendemain, Cité Interdite seconde tentative : nous arrivons tôt, prêtes pour la visite. Vient le temps de trouver les tickets d’entrée, l’aventure continue, nous ne sommes pas au bout de nos peines. Après être passées 50 fois devant le guichet, avoir faits 3 allers-retours entre le portrait de Mao et la place centrale, on finit par comprendre que Palace Museum n’est pas un musée, mais bien la Cité elle-même !! Un peu agacées et audio-guide en main, nous commençons cette visite qui s’étend sur 960 m de long et 750 m de larges, 12 millions de briques pavent les cours et on compte près de 9000 pièces, vous dire que la visite a été longue. Avec pour couronner le tout, une incompréhension du fonctionnement de l’audio-guide : « Mais pourquoi elle parle ??... elle parle la tienne ??...Bah elle s’arrête… je crois qu’elle est en avance, il est où le jardin ?... J’en ai marre, elle parle trop et je le vois toujours pas ce jardin. » Bref la voix de l’audio guide nous a dévoilé certains secrets sur la famille impériale. Des histoires bien plus palpitantes et tumultueuses que les meilleurs épisodes de Dallas ou des feux de l’amour.

          Cette balade nous a ouvert l’appétit, c’est l’instant idéal pour gouter à la spécialité Pékinoise ; le canard laqué. Nous voilà donc reparties sur nos vélos à la recherche d’un resto à proximité. Au détour d’une petite rue nous avons cru trouver chaussure à notre pied, mais grosse arnaque ou grande incompréhension, les différents mets canardesques que nous espérions se sont transformés en 4 tranches de canards à rouler dans une crêpe de riz, le tout pour un prix exorbitant. Grande déception et ventres vides, nous avons terminé notre repas dans le bouiboui d’à coté.
          Ensuite, petite balade digestive dans un cadre plus qu’agréable, autour du lac Beihai cette fois ouvert. L’heure de l’apéro approchant nous partons redécouvrir les hutongs et nous arrêtons dans un bar reggae pour une dégustation de mojitos, attendue depuis plus d’un mois. A 1euro le mojito, nous en avons profité, petite soirée cocktails bien méritée.

4 commentaires:

  1. Humm, toujours aussi looseuses ? !!! En tout cas vous nous faites bien rire! On vous fait plein de gros bisous et on pense très fort à vous.
    Ps: Jules est toujours "mort de rire" devant ta photo sur le chameau... va savoir pourquoi ?! Il est bizarre cet enfant !
    Jules, Aurel et Caro

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  2. Bonjour les filles,complètement absorbé à la lecture de vos aventures ma quiche lorraine à brulé,sur ce coup là je ne vous félicite pas.Bon c'est pas grave je ne vous en veut pas,continuez bien votre grand voyage et attention à ce qu'il y a dans vos assiettes,méfiance méfiance.Bisous Brigitte

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  3. C'est fou comme je reconnais ce qu'on a vécu dans votre récit, notamment sur les moeurs des chinois...
    Le canard laqué, c'est bien une petite tranche de gras de canard dans une crêpe, après doit y en avoir de meilleurs que d'autres.
    Allez, bonne continuation fa koua jen!

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  4. que d'aventures,mais que de souvenirs.....je vous imagine trés bien sur un vélo à trois....je pense en effet qu'un simple bon vélo est plus sur au milieu de cette fourmilière .Bises

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