Lundi 25 octobre – Jeudi 28 Octobre
On était pourtant bien préparé, Anya (la mongole de l’agence) nous avait bien indiqué où prendre le bus à quelques 25 m près, au téléphone cela paraissait bien facile mais encore une fois, la réalité nous a vite rattrapées. Arrivées sur place impossible de trouver un vrai arrêt de bus, il nous a fallu un enfant, une vielle dame, un policier et un monsieur pour parvenir à trouver l’arrêt. Et là… le bus est arrivé, une course effrénée, enfant et personnes âgées coude à coude pour être le premier dans le bus (alors qu’il y avait le double de place !!!). Le voyage s’est passé sans encombre jusqu’au village suivant, où rebelotte cohue générale sur le trottoir, amoncellement de personnes, chacun a pu trouver place sur les genoux de son voisin. C’est ça la solidarité mongole !
Arrivées au présumé arrêt nous avons attendu quelques minutes avant d’apercevoir au loin un mongol sur son cheval, en tirant deux autres derrière lui. Est-ce notre hôte ? pas possible il devait venir nous chercher en jeep (ce qu’on croyait…) Et bien si, ce monsieur est arrivé vers nous et nous chargées comme des mules avons dû, tant bien que mal, monter sur ses chevaux, bonne partie de rigolade, Béné en a même perdu un bout de son manteau… (soirée couture en perspective…).
Après une petite balade d’environ 1 heure dans le froid, à traverser des petites rivières gelées, la nuit tombante, nous découvrons enfin la yourte. Petit repas autour du poêle avec la famille et des gens... Il faut savoir que les yourtes sont investies par beaucoup de monde dont on ignore les liens de parenté. Les échanges furent difficiles, nous nous sommes arrêtées aux prénoms… que nous n’avons pas vraiment compris, le chef de famille sera surnommé Patrick, Patoch pour les intimes.
Après une nuit très chaude, merci Alice de nous avoir fabriqué un sauna à 4h du matin, (on a perdu beaucoup d’eau), nous nous sommes levées au petit matin pour une balade à cheval, dans un cadre magnifique, avec « cousin trucmuche» un des inconnus de la yourte. Le pas, le trot plus ou moins en levé, parfois le galop improvisé, en bref nos fesses s’en souviennent.
Le lendemain une bonne promenade dans les montagnes, nos cuisses et nos poumons ont légèrement souffert, nous sommes finalement arrivées au sommet, wahou la même vue de l’autre côté !!
Après tous ces efforts, on avait bien mérité un de ces repas « légers », pâtes, riz et gras du mouton… En Mongolie, l’aliment et l’assaisonnement des plats sont toujours fait à base de mouton et de son gras, même le thé a droit à sa dose de mouton, il est préparé avec l’eau utilisée préalablement pour nettoyer l’unique casserole de la cuisine, mais nous ne sommes pas laissé démonter et avons largement fait honneur à notre hôtesse… vous pouvez nous appeler les monstres !! (Désormais on commande systématiquement un plat supplémentaire lors des repas).
Lors de notre dernier repas, nous sommes arrivées dans la yourte, et avons pu trouver un des inconnus allongé ivre mort, et « cousin trucmuche » bien entamé, offrant son cœur et des promesses d’engagement à Béné. La vodka a créé une ambiance joviale, se concluant par un effet domino de vomissement, l’inconnu, l’hôte, puis l’hôtesse.
Retour pour le bus à 7h du matin, à dos de cheval, par -15°C, au trot (parce que l’effet vodka les avait mis très en retard).
Passage rapide par Oulan Bator, et hop nous revoilà dans le train, direction le sud pour la belle bourgade de Sainshand.