mardi 11 janvier 2011

Vietnam- Mui Né


Dimanche 9 janvier- Vendredi 14 janvier

Adieux Doudounes, écharpes, pull…Bonjour, maillots de bain, tongs, débardeurs !!!!
2 jours prévus et 5 jours en réalité, on nous avait prévenu dès notre arrivée… A peine descendues du bus, fatiguées après 40h de trajet, perdues face aux prix exorbitants des hôtels, nous avons  marché sans but… quand soudain Tiger apparu. Australien roux, en short et rayboun, habits locaux requis, habitué des lieux, nous a sauvé d’une soudaine hyperthermie sous ce soleil plombant. Il nous a dégoté une guesthouse cosy and cheap, en face d’un hôtel de riche dont la piscine vue sur la mer deviendra notre bain quotidien matinal. 


Cette petite guesthouse tenue par un couple germano-vietnamien et comme toujours au vietnam ; les 9enfants, le frère, les 2 grands mères, l’amie Vivi un peu paumée, à demeure l’américain à la vie bien remplie et aux 50 milles histoires d’amour inconditionnel (« tu vois ma femme je l’aime comme mon chien ») et bien sûr Tiger. Pendant que les filles se prélassaient au bord de la piscine, Béné fuyant le soleil comme les vietnamiens, s’immisçait petit à petit dans la vie quotidienne de cette grande famille. Au programme apprentissage d’un jeu chinois, discussions avec l’américain, elle fini t  même par se lier d’une grande amitié avec Viviane.
            Ces 5 jours furent très durs : levé, piscine, milkshake, bain de soleil, dégustation de fruits de mer et de serpent, motobike, plage ou exploration des dunes environnantes, cocktails, apéros, Pogo, soirées… Notre cher Vietnam local est bien loin de Mui Ne, ici les Russes et les Australiens kiters ont envahis les lieux. Nous avons d’ailleurs pu fêter une seconde fois l’année 2011 grâce au nouvel an russe.
            Quelques jours au rythme de nos envies, rien de tel pour reprendre la vie de vraies routardes.

mercredi 5 janvier 2011

Vietnam- Ninh Binh

Pour notre dernière sortie weekend, nous sommes parties accompagnées de Lucia, la Suissesse (notre petite suisse préférée) et de Nayra, la canarienne (négociatrice acharnée et joggeuse chevronnée) à la découverte de Nin Binh, sorte de Baie d’Halong terrestre.
Le voyage commença sur les chapeaux de roues à la gare routière, lorsque Nayra s’élança soudainement, sous nos yeux ébahis, dans un Pékin express. Elle se mit à courir dans la gare à la recherche du bus le moins cher, tentant de devancer les vietnamiens racoleurs. Nous l’avons suivit tant bien que mal à travers les bus et l’avons finalement retrouvée en pleine discussion virulente avec un vendeur de ticket, surement trop cher…Nous avons pris le bus suivant.
Après une ballade dans la ville, étrangement déserte, les maisons closes, très peu de boui-bouis et bien trop de coiffeurs, nous avons biké jusqu’à l’embarcadère pour une promenade au milieu des pains de sucres. Notre navigatrice avait une technique bien particulière de pagayer, apparemment typique du coin, puisqu’elle utilisait ses pieds. Très « chope » du bassin, ce qui est loin d’être notre cas, nous avons opté pour la bonne vieille méthode du « pagayage » à la main. Note journée s’est achevée avec la visite d’un temple, magique et paisible.


Le lendemain, le temps incertain ne nous a pas permis de faire les bikeuses. On a alors décidé de prendre un bus local pour visiter le parc naturel plus au nord, malgré la certitude de notre aubergiste que celui-ci n’existait pas. Certaines du contraire, ce qui l’agaça encore plus, nous sommes parties à la recherche de ce bus fantôme. Et victoire, il suffisait de se rendre à la station de bus. Ce que nous n’avions pas prévu, c’est que le bus allait s’arrêter 15km avant l’entrée du parc. Une fois sur place, Nayra is back. Commença alors une seconde course à la recherche d’un moyen de transport peu onéreux… Et puis si on ne trouve rien, on ira à pied…
Après moultes négociations avec divers chauffeurs en tout genre (bus, tracteurs, camions, moto, taxi), nous sommes parvenues à un accord avec le taxi qui trahit ses collègues.
Petite ballade à pied dans le parc, non sans s’être trompées de chemin. A défaut d’atteindre le lac comme prévu, nous nous promenons au sein d’une végétation luxuriante.

Nous rentrons, décidées à faire le chemin du retour à pied, ou en stop, à mesure que la nuit tombe et au regard du peu de circulation, notre bonne volonté disparaît. Nous demandons alors l’aumône à une guest house, pour nous appeler un taxi. Le temps d’attente est suffisamment long pour permettre à Béné et Marion d’entamer une danse enflammée, dans la cour avec la dame de l’auberge.

Le taxi, qui est en fait sans doute un membre de la famille de Mia Fraye, nous amène jusqu’à la station de bus. Et là…plus de bus…Nous payons donc le triple du prix en continuant avec ce taxi improvisé. Encore une fois, de belles économies…La team Bamela est plus nombreuse, mais pas plus économe.
Retour a Hanoi, pour nos derniers jours dans la capitale !

lundi 3 janvier 2011

Vietnam-Baie d'Halong-Sapa

En bonnes citadines hanoïennes, nous avons profité des week-ends pour quitter l’effervescence d’Hanoï et pour découvrir le nord du pays.
Notre première sortie fut donc la légendaire Baie d’Halong, Béné en rêvait « Hanoï tourism tour » l’a fait !! Pour des questions de simplicité et parce qu’il est quasiment impossible de voir la baie à la façon routarde, nous avions booké à Hanoï un tour de 3 jours dans la baie, comme 3 milliards d’autres touristes. C’est donc avec quelques appréhensions que nous avons embarqué à bord de notre authentique copie de jonque, avec nos 20 autres copains (car dans les tours organisés, on est tous copains depuis toujours).
Nous avons donc passé 24h à se la couler douce sur le bateau, à admirer cette immensité mystique, ces milliers de pain de sucre qui s’élèvent au milieu de l’eau, découvert des villages flottants perdus entre les rochers, mais qui peuvent vous vendre Oreo, Pringles et vin (vive le tourisme).
Le bonheur des tours c’est que tout est organisé, laisse toi materner, repas comme à la cantine, à 12h et 18h30, levé à 6h30. Hop hop arrêt d’une heure pour la visite d’une grotte aux couleurs très naturelles et au guide incompréhensible (you see the phoenix, the tiger !! What do you see ?? euh…. Yes, a penis !!). Sans oublié le quart d’heure de culpabilité, « si vous ne prenez pas la barque du vieux monsieur pour aller visiter cette énième grotte, il n’aura pas d’argent pour envoyer ses enfants à l’école » et qui derrière te font payer une taxe si tu achètes boisson et nourriture aux villageois plutôt qu’au personnel du bateau. Logique, non ?!!

Mais une fois sur l’île de Cat Ba, nous avons enfin réussi à se débarrasser de nos amis : Ken Russe et son amant (ou papa) rockeur à la Johnny, le couple vietnamien en lune de miel, qui vit au Texas et qui s’est rencontré dans une salle de muscu (oui, oui, ça existe !), les deux hollandais étudiants en finance un peu pot-de-colle et les deux antillais aux méthode de drague un peu étranges (vous êtes françaises ?? oui, comment tu sais ?? vous faites la gueule !! et bah casses-toi connard). Nous avons donc loué des scooters et nous nous sommes perdus, cheveux au vent, sur les deux routes de l’île, admiré les plages, les montagnes à la dense végétation et profité des quelques rayons de soleil, loin des touristes et de notre guide attentionné.



            Pour notre second week-end, nous sommes parties à la découverte de Sapa, de ses magnifiques rizières en terrasse et de ses minorités Hmong.
Cette fois-ci pas de tour organisé, donc les marchandages reprirent de plus belle. Tout d’abord, celui avec notre hôte moyennement honnête, qui nous a valu plusieurs allers-retours dans les escaliers avant d’avoir gain de cause. Les sacs déposés, nous sommes parties sur les routes brumeuses de Sapa. Ici encore, négociations peu fructueuses avec les motobikers et les guides locaux, mais qui nous ont permis de rencontrer Tchi et Tchou, deux femmes Hmongs, vivant dans un village voisin, à 4h de marche. Elles nous amenèrent, jusqu’à leur village, à travers la vallée ensoleillée, marchant bien plus vite que nous, malgré leur petites jambes. Le trajet fut semé d’embuches : torrents à traverser, en chaussures de marche pour nous et claquettes pour elles, passages de rizières boueux et étroits, côtes à gravir glissantes. Nous sommes finalement arrivées saines et sauves chez Tchou ou Tchi.

Une jolie demeure construite avec quelques planches et de la taule, un sol en terre que nous avons balayé, un grenier rempli de maïs, et un lit avec une volumineuse couverture…Oh surprise en s’asseyant, Alice découvrit papi qui décuvait tranquillement. Notre présence ne l’a en aucun cas réveillé. Nous avons participé à la préparation du repas, accompagné de tous les enfants du village, ou seulement de Tchi, ou de Tchou…Après la dégustation de ce festin, un alléluia chanté en cœur et un bénédicité local, les choses sérieuses reprennent. Oh magie, Tchou et Tchi parlent très bien français. Voici venu le temps du shopping.
Ces petites femmes tissent et brodent accessoires de maisons et bijoux en tout genre : plaid, protège-coussins, bracelets, sacs, écharpes, ceintures typiques. Nous leur avons donc acheté les bracelets qu’elles portaient elles-mêmes, les foulards qu’elles avaient sur la tête, et quelques autres bricoles.
Retour à Sapa, en motobike, parce que 4h de marche, ca suffit pour la journée. Petite soirée dégustation de vin de pomme, sous le regard halluciné des hommes autour de nous qui nous firent trinquer à tour de rôle.

Le lendemain petite balade solo, « ho ben on n’a pas besoin de guide, on prend cette route, ok, on ben on est perdu là, bon ben on fait demi-tour, on prend cette montagne, ho ben non on est encore perdue, bon ben demi tour, ho un café… » une dure journée pour Bamela. Après toutes ces aventures retour à hanoï dans un technobus qui s’est vite transformé en comédie musicale made in Vietnam, voix nasillardes et accompagnement musical très chinois. Vacarme sonore coupé au bout de 2h par Alice qui n’en pouvait plus, privant ainsi les 30 autres passagers de leur tv mensuelle.

samedi 1 janvier 2011

Vietnam- Hanoï

Dimanche 5 Décembre- vendredi 7 janvier

Déjà 1 mois à Hanoï et encore une fois le temps file à la vitesse de la lumière. Un mois maintenant que nous sommes culturellement inactives (comme c’est bon de buller après deux mois de baroudage). On a bien fait une tentative, bien décidées à en apprendre plus sur l’histoire du Vietnam, mais celle-ci s’est avérée peu fructueuse. Notre trouble de l’orientation, nous a directement conduit au temple de la littérature, situé à l’opposé du musée de la révolution. Encore un échec, on soupçonne Marion de nous avoir tendu un guet-apens.
Notre quotidien est maintenant bien rôdé et tranquillou, après avoir changé d’hôtel pour une auberge plus conviviale (free beer de 7 à 8h), nous sommes installées en plein centre de la vieille ville. On arrive même maintenant à s’y retrouver dans toutes ces ruelles bruyantes qui grouillent de monde et où pullulent boutiques en tout genre, quincailleries, boutiques de Noël, vendeur de fringues et chaussures. C’est donc au milieu de toute cette animation que nous avons pu  trouver petit à petit nos repères :
• On fait copains-copines avec le personnel de l’auberge ;
• On s’adonne au shopping de manière démesurée pour certaines, parfois même frénétiquement ;
• On s’en met plein la panse de Nem, Bun Cha, Pho ga, Pho bo, Sua, yaourt et même des baguettes et des croissants ;
• On boit des caphé Nau da, Sua, à l’étrange goût de chocolat … en pensant à vous qui êtes au boulot bien sûr ;
• On fait du Vinh Xuan (on passe même à la télé), 5h par jour et ça c’est pas rien !! Les courbatures sont très douloureuses mais disparaissent de jours en jours tandis que nos bras se couvrent petit à petit de bleus (la technique n’est pas encore totalement acquise.)
Bref nous profitons de cette pause dans notre trajet pour découvrir le savoir-vivre vietnamien.



Manuel du savoir-vivre à la Vietnamienne.

Pour le touriste occidental
Pour vivre à Hanoï, il faut remettre en cause quelques principes de vie et manières d’être qui t’ont été inculqué depuis 24 ans …
• La première chose est de pouvoir traverser une rue sans perdre la vie, un bras ou une jambe. Pour cela tu dois toujours être d’une extrême vigilance (pas de place pour la rêverie dans les rues d’Hanoï), les engins motorisés peuvent surgir de nulle part et à n’importe quel moment. Tu dois pouvoir slalomer entre les milliards de scooters qui ne prendront jamais le temps de ralentir ou freiner. Et enfin n’attends pas que le feu passe au rouge (tu peux attendre longtemps), plonge dans le flot de véhicules et prie pour qu’on t’évite.
• Apprends à ne plus entendre les klaxons qui rythment ton quotidien (toutes les 4 secondes maximum, Alice les a compté un jour de grande maladie). Et relativise en te disant que c’est peut être tous ces bruits qui te sauve la vie à chaque fois que tu mets un pied dehors.
            • Surtout ne t’offenses pas trop quand les marchandes t’arnaquent publiquement le tout en tirant la gueule. Gardes ton calme, le sourire, essaies de marchander, avec un peu de chance tu auras gain de cause et un sourire, sinon vas voir ailleurs.
            • Il est important d’avoir les genoux en bon état et une certaine souplesse, pour pouvoir t’installer sur les mini- tabourets/ tables, disposés sur le trottoir, coincés entre 3 scooters (garés eux aussi sur les trottoirs. Où marchent les piétons ?? Excellente question) et qui font office de resto, bar. En fait les « the place to be » ne sont autre qu’un assemblage de mobiliers de dinette posé dans la rue.
            • Ne t’étonnes pas de voir les gens faire la vaisselle dans la rue, laver leur scooter dans la cuisine et la nuit ranger leur scooter dans la pièce à vivre, entre leurs matelas.
            • Ne sois pas trop regardant sur la manière de stocker les aliments que l’on met dans ton assiette. Après quelques Chichies, ton estomac s’habitue (ou pas…) et de toute façon impossible de savoir à l’avance si la digestion sera bonne, le goût du rance est masqué par les herbes et épices.
            • Si d’ordinaire tu rentres dans une taille 36, prépares toi à ne trouver aucunes fringues à ta taille et à entendre des « too big », « too fat », « not your size ».
            • Si tu es très à la bourre pour le Vinh Xuan, que tu galères à trouver un taxi. Sois prête à marchander pour une moto-bike, monter à 2 derrière le chauffeur et t’infiltrer dans la folle circulation de fin de journée.
            • Tu dois pouvoir maîtriser la manipulation des baguettes, accepter de manger le nez dans ton assiette, (nez qui parfois coule lorsque c’est pimenté) et supporter de faire une tâche sur ton pantalon à chaque aspiration de nouilles.
            • Apprends à apprécier les milliers de fils électriques qui se mêlent aux arbres et qui courent d’immeubles en immeubles. Ils peuvent parfois être très dangereux pour des grands joggeurs.


Pour la femme vietnamienne
Tu dois savoir faire beaucoup de choses, sans trop te plaindre.
            • Porter une palanche pleine à craquer
            • Faire du vélo chargé de fleurs, culottes, fruits ou toute autres marchandises
            • Travailler au champ avec ton bébé dans le dos et ton chapeau conique
            • Pouvoir faire un café, servir les clients, tout en suivant ta série kitch super mal doublée, ou Vietnam Idol (la nouvelle star)
• Te marier avant 23 ans et te faire à l’idée qu’après la naissance de ton premier enfant, tu marcheras comme un cow-boy parce que ton bassin est bien trop étroit, pour accueillir un enfant sans laisser de séquelles.
• Manier le hachoir et confectionner des plats comme les meilleurs chefs français.
• Faire la cuisine, la vaisselle accroupie (pieds à plat) sur le trottoir.
• pouvoir bosser 15h/ jour, 7jours/7 pour 200 $ par mois et avec le sourire bien sûr
• Faire 14 km de vélo tous les jours pour venir bosser dans la ville où tu n’as pas les moyens de te payer un logement.
• Porter ton casque Play-mobile sur ton scooter tout en préservant une coiffure impeccable, mettre ton masque bariolé contre la pollution, qui à la longue t’écarte les oreilles. Mettre ton manteau à l’envers pour protéger le devant de tes vêtements.
• Ecrire un texto sur ton scooter, tout en évitant les autres scooters, les voitures et les piétons.
• Mettre des chaussettes de sport dans tes talons de 10 cm et passer les vitesse de ta moto avec ces talons.
• Te balader dans la rue ou bien même aller au travail en pyjama décorés de nounours de cœurs ou encore de fraises…



Pour l’homme vietnamien
Tu dois savoir :
            • Glander toute la journée dans un café avec tes potes. (Phénomène français qu’ils ont su parfaitement conserver) 
            • Fumer clopes sur clopes
            • Regarder ta femme et tes enfants bosser dans le café.
            • Si tu es ouvrier, tu dois pouvoir partir de chez toi, le temps d’un chantier et dormir sur place dans la poussière.
            • Boire ta gnole faite maison, good for men, à base de ginseng, de vin, avec tes copains et trinquer avec les tables d’à côté.
            • Etre corporellement proche de tes copains, et n’hésite pas à mettre tes mains dans ses poches lorsque tu es derrière lui en scooter.



Le Vinh Xuan.

Pour l’histoire, le Vinh Xuan est originaire de Chine, il fut créé par une religieuse qui aurait survécue à un incendie et qui en observant le combat entre un serpent et une grue, aurait eu l’idée de développer cet art martial. Pour le pratiquer, il faut donc avoir une perception parfaite de son corps, de ses différentes articulations, être capable de le relâcher en conservant son équilibre et la balance dans son body. Si tu feel ton body, que tu keep your balance et que tu chop (relax en viet) tes membres, tu peux devenir un super Vinh Xuan’s Master. Une fois que tu maîtrises cette partie, tu peux apprendre les différentes attaques basées sur les 5 animaux, serpent (snake), tigre (tiger), léopard (cléopatre à la manière Ta), grue (bird) et dragon (dragon).
Dans la pratique, tu gardes toujours un contact, le plus souvent au niveau des bras et des poignets, avec ton adversaire (d’où les mains collantes) et tu tentes de parer ses attaques par des mouvements rapides et fins ou des changements de points d’appui.

         Ta est notre master, artiste peintre, une pointure du Vinh Xuan, physiquement on le croirait tout droit sorti d’un film de kung fu (cheveux ras, barbichette), peu bavard mais toujours à se marrer. Il ne parle ni anglais, ni français, sa femme, Gnoc, a donc joué l’interprète pour les débuts, le reste s’est fait par la communication non verbale (vive la psychomot et les mimes).
            Les séances durent 4 à 5 heures par jour (fonction de la motivation), 5 jours par semaines et se passent, non pas dans une salle de sport comme on se l’était imaginé, mais dans la maison en construction de Ta et Gnoc, entre poussière, feu de bois et bruits de chantier. Deux soirs par semaine on s’entraîne avec les autres élèves de Ta, une bande de tortues ninja, artistes un peu rebelles. On s’est aperçu qu’on avait infiltré une bande à part dans le monde du Vinh xuan et qui voit leur pratique comme un art (parfois un peu violent) et qui n’apprécie guère se mélanger aux autres. Autant vous dire qu’on était fofolles en apprenant la nouvelle (« youhou, nous on fait du Vinh Xuan avec des rebelles !!! »).
           
            Déroulement des séances.
Les séances commencent par un échauffement et une ouverture/relâchement de toutes les articulations (d’environ 40 minutes, pour bien nous faire suer). Résultat, on a maintenant les épaules d’Amélie Mauresmo et une souplesse digne de celle de  Nadia Comanesci. Les débuts ont été durs, entre souffrance, problèmes de coordination, perte d’équilibre et toujours ce même refrain « plies tes genoux, Alice ». Mais on a gagné en souplesse du bassin et dissociation des mouvements.
Puis vient le temps du travail à deux, on comprend alors les concepts de mains collantes, de dialogue tonique. On essaie tant bien que mal de relâcher notre tonus tout en faisant le moulin avec les mains, les avant-bras, les bras et en essayant de garder le contact avec l’autre. Après 3 semaines on court encore après l’agilité du snake, et la « chopitude » des bras. Et quand  enfin tu commences à être un peu satisfaite de ta performance, bah tiens si tu ajoutais des déplacements, et plies tes genoux et descends encore, « plies plies plies arrrrrrrrrrrrrrggggggggg, ça fait mal !!! ». A ce stade, autant dire que nos tee-shirts sont bien mouillés (surtout Béné qui semble régulièrement revenir de la piscine, problème hormonal ?), et que l’on sent bien notre corps.
La seule façon que l’on ait trouvée pour arrêter le supplice est de prétendre à une soudaine envie de cigarette. Donc en plus de faire du sport (chose exceptionnelle), on fume beaucoup trop.
Pour bien nous achever, on finit sur des « combats», qui vue de l’extérieur ressemble plus à une dispute de chiffonnières. On tente de mettre en pratique les attaques-parades enseignées par Master Ta et les autres élèves, mais ça laisse des traces, nos bras sont couverts de bleus (certains pensent même qu’Alice fait de l’eczéma ou qu’elle a une maladie).
On se retrouve bien souvent projetée au mur par Ta, on a beau essayé de lutter, la collision est inévitable. Il joue parfois à la pétanque avec nous, le principe étant d’utiliser l’une d’entre nous pour dégommer l’autre. Encore une fois, nous avons beau connaitre la parade, on se retrouve inéluctablement en collé-serré, vient que je te fasse une gros câlin tout mouillé. Et les attaques à 3 contre 1 n’ont strictement aucun effet sur lui, on finit chacune soit à terre, soit contre le mur, ou les unes dans les autres.

Enfin ça, c’est pour la « séance type », mais dans la réalité, on fait des pauses, on chante un peu (parce que le Vinh Xuan c’est de l’art et que la chanson aussi !!), par moment on prend un malin plaisir à se titiller les points douloureux stratégiques pour maîtriser ton adversaire (« c’est là ?? Non, un peu plus à droite, aïe aïe aïe, hihihi, oui tu l’as !! »). Ta nous enseigne les attaques du tigre, du serpent ; tout est dans le déplacement en glisser/relâcher, appui sur la jambe arrière, pas évident pour nos corps tout raides, « the shame (comprendre same) dance » qu’il nous dit ; « oui bah tu nous as jamais vu danser, toi !! ». Et puis on répète le Tu Lu Quien (cf. la vidéo de noël) qui est en fait l’enchaînement des différentes attaques/parades du Vinh Xuan (the shame !!). Si on a bien travaillé, on a droit à la gnole « made by Ta » à base de plantes médicinales, good for men (on sait toujours pas ce qu’elle contient pour qu’elle soit si good for men) et qui par extension est devenu good for french girls.

Nos « copains » du mercredi et dimanche soir.
La team est essentiellement composée de docteurs ou d’artistes.
 • le frère de Ta, artiste quarantenaire, qui parle quelques mots de français, un petit côté ténébreux, très, très doux dans le contact et qui regarde sans cesse les ombres du duo en action, projetées sur le mur.
• Dupont et Dupond (ou Doublepattes et Patachon), les inséparables, assez doués, et parfois violents. Leur tête d’ange en temps normal se transforme rapidement en tête de tueur en situation de combat. Lorsqu’ils se déplacent, ils ont l’air de danser. Et lorsque tu réussis une attaque, ont l’air aussi surpris que toi et la ponctue alors d’un bon « YES !!! ».
• le serpent, un grand mince, un peu hyperactif, qui dans sa manière de bouger rappelle vraiment le serpent, voire devient serpent .Assez impressionnant, ou effrayant parfois… Pas évident à suivre avec nos gros bras tout raides.
• Polo marron, un petit nerveux, dont le principal atout est la maîtrise de ces points d’appui. Et vas-y que je mets tout mon poids sur toi sans perdre l’équilibre. Du coup au bout de 3 minutes avec lui, tu es épuisée.
• Professeur de peinture à l’école des beaux-arts. Débutant lui aussi, qui était à Berlin lors de la chute du mur, très gentil avec plein de musique sur son i phone.


Ce mois à Hanoi nous a permis de faire de très belles rencontres franco-vietnamiennes, suisse, canarienne, anglaises, françaises etc… Aujourd’hui c’est le grand départ, nous sommes tristes de quitter cette ville mais heureuses de reprendre la route vers de nouvelles contrées. Les aventures de Bamela continuent…

vendredi 3 décembre 2010

Chine-Yangshuo (Guangxi)

Mardi 30 novembre – Samedi 4 décembre

            Nous arrivons au petit matin, pas le temps d’ouvrir les yeux que nous nous faisons alpaguer à la sortie du bus, par un aubergiste plus qu’intrusif. Encore endormies, nous nous laissons embarquer et arrivons à l’auberge. Celle-ci est très humide, il fait froid, l’eau chaude est plus que tiède, l’aubergiste ne nous lâche pas d’une semelle et veut à tout prix nous faire profiter de ses supers promos sur ses supers tours touristiques. Il est 6h du matin nous sommes ronchons et préférons le quitter dès le lendemain pour le bien de tous. Après un brin de toilette, hormis Béné qui n’a plus d’eau, nous partons à la recherche d’un petit déjeuner. Cette ville est impressionnante ; des dizaines de pains de sucres s’élèvent autour de nous, la brume du petit matin y ajoute un effet mystique. Comme à notre habitude, sur 2 routes possibles nous prenons la mauvaise, et nous retrouvons dans une rue sans breakfast, ni cafés. Après 1h de marche, nous comprenons enfin notre erreur et retrouvons la grande rue touristique bondée de cafés et de magasins souvenirs.

Petite pause café au chaud entrecoupée de quelques shooting photo avec les serveurs et les clients, puis nous embarquons sur un radeau bamboo sur la rivière Yulong. Après une rapide escale déjeuner sur l’autre rive, nous retrouvons la ville pour un petit shopping souvenir’s tour et redécouvrons les joies de notre fameuse auberge moite et humide. Dès le lendemain nous quittons donc notre aubergiste pour une guesthouse bien  moins cher et bien plus chaleureuse. La réceptionniste est assez étrange au début, elle paraît avoir bu mais nous nous apercevons rapidement que cette euphorie est naturelle chez elle. Ces excès de bonne humeur nous ont values quelques bons fous rires, une aubergiste qui sait transmettre sa joie de vivre.


Nous partons tôt le matin pour une balade à vélo (de marque Alice…) à travers la campagne chinoise. Nous croisons des mamies terrifiantes qui nous courent après et nous rattrapent pour nous vendre de « magnifiques » couronnes de fleurs, des supers mamies accroupies dans des positions plus qu’étranges plantant ou cueillant toutes sortes de légumes.  Des papys, machettes en main, nous courant après pour nous faire payer la traversée de la rivière en bamboo. Nous sommes un peu perdues au milieu de tous ces champs, de tous ces papys mamies, et ne savons pas comment atteindre l’autre rive sans payer 60 centimes à ce papy. Nous trouvons finalement un passage plus que dangereux, où nous devons traverser deux immenses torrents… peur de rien, les chaussures et le vélo Alice en main, nous bravons ces cascades et arrivons saines et sauves de l’autre coté, avec tout de même une chaussure en moins pour Marion, mais heureuses et fières de notre traversée. 2 minutes après un motard passe sans même descendre de son bolide et sauve la chaussure de Marion, ils sont forts ces chinois !!!

L’après midi nous partons pour un autre tour en bamboo cette fois ci sur la rivière Li, nous traversons des paysages magnifiques, les rives sont bordées de pains de sucre. Nous faisons la course avec tous les autres bamboo, effectivement nous ne sommes pas seules, (quand c’est beau, il faut venir tôt) des dizaines de radeaux très bruyants bondés de touristes, nous suivent, mais nous terminons tout de même la balade paisiblement, notre capitaine perd la course pour nous faire profiter au calme de cette beauté (ou pour nous arnaquer et ne pas nous emmener jusqu’au point prévu : paranoïa ou réalité ?) La rivière n’est pas bien profonde mais nous sommes tout de même équipées de magnifiques gilets de sauvetages que nous devons mettre lorsque la police n’est pas loin. Que de beauté en si peu de temps !!!


           
Le lendemain matin les premiers mots vulgaires d’Alice, après s’être cognée la tête contre le lit, permettent de faire la connaissance de Thomas, « Aîe ouillle merde !!! » « ha bonjour, vous êtes françaises ? » « bah oui comment tu sais ? ». Après un petit déjeuner avec notre nouveau colocataire, nous réenfourchons nos bolides pour une journée VTT. Nous partons cette fois-ci vers le nord, traversons d’autres champs, découvrons d’autres paysages, des buffles ratissant la terre, d’autres paysans. Après quelques heures de vélo, la faim se fait sentir, mais impossible de trouver un endroit pour manger, les villages sont si petits, pas un boui boui en vue, nous décidons alors de rejoindre la ville la plus proche. Pour cela nous devons emprunter une grande routes, beaucoup de montés, les derniers km sont très difficiles,  mais nous arrivons finalement à bon port. Durant le repas nous faisons la connaissance de 3 chinois ne parlant pas un mot d’anglais, mais pourvu d’une grande qualité : ils possèdent une camionnette, dans laquelle nos vélos pourrait bien rentrer… toutes la même idée en tête, nous entamons une conversation mimée et parvenons à les convaincre d’embarquer nos vélos et nous mêmes, pour rejoindre Yangshuo.... Le repas terminé, nous voilà tous entassés les uns contre les autres, serrés aux vélos, à l’arrière du camion. 15 minutes de route plus tard, nos chauffeurs nous larguent en ville. Rien de tel alors qu’un bon Mc flury et un café en terrasse au soleil pour finir la journée. Nous rencontrons Marco, un autre Français qui vient d’arriver, nous papotons, usons la terrasse jusqu’à l’apéro poursuivons sur d’autres terrasses pour profiter des happy hours et des divers cocktails. L’heure tourne, les cocktails avec, il est déjà 21h et grand temps d’aller manger. Un instant de lucidité nous avons oublié de rendre nos vélos…, ils sont restés à la première terrasse, pauvre papy, nous revenons la tête baissée, papy nous attendait la peur au ventre pour ses vélos. Ce petit interlude ne nous empêche pas de retrouver Thomas pour continuer notre virée nocturne dans un bar surplombant Yangshuo. Au programme, discussion avec tous les routards de la ville, jeux de dés, de cartes et dégustations de cocktails pas toujours à la hauteur de nos attentes. 


Le lendemain  après cette petite soirée bien arrosée, Béné prend du bon temps au soleil bulle, boit des litres de café, écrit assidument le blog, pendant qu’Alice et Marion partent arpenter les rues et visiter toutes les boutiques de Yangshuo. Une journée au calme pour nous remettre d’aplomb avant la prochaine soirée. Nous retrouvons Thomas et Marco, de retour d’une journée d’escalade, et repartons sur cette magnifique terrasse. Cette fois-ci Béné et Marco en duo se mesurent à l’agilité et à la précision d’autres routards et de chinoises effrayantes. C’est partie pour des heures de beer pong, ils gagnent la première manche face à deux adversaires tenaces puis c’est au tour des chinoises aux regards de tueuses et aux danses plus que déstabilisantes. Mais nos deux confrères ne se laissent pas démonter et gagnent manches après manches jusqu’à ne plus pouvoir vraiment atteindre avec précision les verres de leurs ennemis. Il ne reste plus qu’une manche avant de GAGNER LE TEE-SHIRT BEER PONG !!! La pression monte les regards sont rivés sur eux, des gouttes perlent sur leurs fronts, les chinoises sont de plus en plus monstrueuses. Toute cette tension entrainent nos 2 confrères dans une perdition, les balles roulent, mais n’atteignent plus leur cibles, les lancés sont moins précis, les mains tremblent… il n’y a plus rien à espérer Béné and Marco perdent la dernière manche dans d’abominables souffrances… La fin est proche… Le tee-shirt est déjà loin… les français perdent contre les chinoises. Un très beau match, merci à vous deux. 


Le lendemain après une grande  balade à vélo nous prenons le Bus direction Hanoï. Nous allons à Guilin prendre le bus pour le Vietnam, dernier soirée en Chine qui sera aussi la plus atroce depuis notre départ.
Alice, Béné et Marion assises au pied d’un arbre, dégustent fruits et mets en tout genre, rient, sont insouciantes, légères, déjà nostalgiques de la Chine. Quand soudain leur attention est attirée par un groupe de Chinois leur faisant coucou, leur criant de grands HALLO HALLO !!! D’abord agacées par ce qu’elles croient être encore des vendeurs, très vite elles comprennent que cette fois la situation est bien plus grave. Elles se lèvent, se retournent, tentant de comprendre ce qui peut tant agiter ces chinois. Et là, c’est le DRAME !!! Alice s’exclame « anhhhhh (inspiration,) ahhnnnnnnnn (souffle coupé) MARIIIIOOONN TON SACCC ???!!! »
Marion  hurlant « anhhhhhhhhaaahhhnnnnn hooo nonnnnnnn mon sac, ho les filles, c’estttt ppppaaasss poooossssiibbbllle, c’est un cauchemar, on le retrouvera jamais » « you see him you see him ????? Mais putain ils comprennent pas !! » « j’vais le chercher !!! »
Béné chuchotant dans son coin, « ho ben tiens ma poche est ouverte, mais pourquoi mes culottes sont sur le trottoir, bah ho non ils ont pris mon gel douche, ho et puis un soutien gorge peut être. »

Après toutes ces exclamations, petit tour chez les flics de Guilin : des flics en chaussons, des flics un peu ronchons que nous avons réveillé, des flics nous demandant ce qu’ils doivent faire, des flics ne parlant pas un mot d’anglais, des flics ayant une imprimante et un fax en panne, des flics ayant un écran de surveillance allumé sur 6. Des flics refusant catégoriquement de nous tamponner un papier. Nous n’étions pas prêtes de retrouver le voleur. Nous finissons par partir pour courir après notre bus, Marion arrivant la première légère comme l’air…

BYE BYE LA CHINE….

dimanche 28 novembre 2010

Chine-Shenzhen (région du Guangdong)


Vendredi 26 novembre- Lundi 29 novembre

Après ces quelques jours à la campagne, à profiter de l’air pur et des beaux paysages du Yunnan, nous étions prêtes à découvrir la folie de Hong Kong et ses immenses building.
Notre plan de croisière était organisé : atterrissage à Shenzhen ; squattage une journée chez   Monique et Gérard (des amis de Michelle et Gérard) ; flânerie tout le week-end à Hong Kong et repassage rapide par Shenzhen pour récupérer nos affaires et prendre le train pour une nouvelle contrée.
Le début de notre plan se déroulait à merveille, même mieux, un chauffeur était là pour nous réceptionner à l’aéroport, des sièges en cuir, du luxe, du soleil, de la chaleur, Dieu que c’était bon !! Ensuite on s’est laissée  dorloter par Monique ; des croissants, une douche propre, on a même sortie pour la première fois depuis deux mois, nos plus beaux vêtements. Après une rapide balade du parc, il fallait penser aux billets pour Yangshuo, nous sommes donc parties pour une longue balade en taxi, dans le trafic chinois. En bonnes économes nous avons fait la gare de bus, la gare de train  (environ 7 euros de taxi entre chaque lieu, économie, économie !!) pour finalement échouer dans un sous-sol glauque coincées entre deux chats en cage, aux miaulements horribles, une obèse au regard de tueur, un vendeur toqué ou drogué, le tout pour le même prix qu’à la gare routière. Pas très en confiance mais tellement radines nous avons tout de même dit banco (rassurez vous, nous en sommes sorties vivantes, on a juste attrapé le bus couchette via une camionnette sur la bande d’arrêt d’urgence d’une pseudo autoroute). 


            Mais ne nous laissons pas démoraliser pour si peu, Monique et Gérard nous avaient réservées, une belle surprise, un super resto japonais, bouffe et boisson à volonté, suivi d’une soirée à « la Terrasse » arrosée de Capitain Morgan (rhum qui fait des dégâts dans la tête et dans l’estomac). On a alors vite retrouvé nos âmes de parisiennes (au placard les crampons et l’esprit vie à la dure), nous avons enflammé le dancefloor avec Monique, cancané sur les chinoises et on s’est même mise au hair-dancing (pas de danse préférés des chinoises qui requiert une grande souplesse de la nuque). La soirée se déroulait trop bien, Boulet Bamela a alors refait surface ; Cyril, un collègue de Gérard qui deviendra notre chaperon pour le week end, nous a annoncé la bouche en cœur que pour revenir de Hong Kong il nous fallait un visa double-entrées, Bamela n’avait pas du tout pensé à ça !! Bye bye Hong Kong, bonjour les 3 jours de vie d’expat…


Donc au lieu d’arpenter les immenses rues, admirer les buildings, les décos de Noël, de grimper le Victoria Peak et dépenser notre argent ; On a écumé « La Terrasse » bar réputé des expats, fait plus ample connaissance avec Capitain Morgan, subit ses effets secondaires(plus puissant que jamais après 2 mois d’abstinence), écouté un groupe philippin (sosie des Black Eyes Peace), joué les groupies avec le chanteur, le patron du bar, enfilé des perruques fluo, joué aux dés (jeu préféré des chinois pour devenir chiffons carpette dès 21h), on s’est moqué des chinoises sur-bourrées, des prostitués ou pas (le mystère reste entier), on a regarder Hong Kong depuis le balcon, usé le canapé de nos hôtes, regardé « vivement dimanche » (eh oui), oublié la bouffe chinoise et les bouiboui, manger Western (comprendre occidental). Bref on s’est laissée chouchouter et guider par Cyril et nos hôtes et pour 3 jours ce n’était pas désagréable, un grand merci à eux. 3 jours à recharger les batteries (ou pas…), on était prêtes à renfiler nos tenues propres d’aventurières et à retrouver la Chine et les chinois qui nous avaient quand même un peu manquées.